Découvrez le nouveau livre de Saint josse J.

conclusive

Passerelle pour une autre fin de vie

Pour adoucir les souffrances des accidentés de la vie, des aimants, des aidants, qu’en est-il du désir argué de mettre les voiles pour le jour où la lucidité s’envolera dans un autre monde ?
“ Je ne veux pas finir mes jours, hébété, langé et nourri à la petite
cuillère. Délivre-moi de ce long trépas ! ”
Au travers de récits surprenants, découvrez un plaidoyer pour une fin de vie conclusive, réglée, respectée et rassérénée.

Témoignage

« Il faut du courage pour mourir. Mais à quoi sert le courage, une fois la lucidité envolée ? »

Saint Josse J.

Auteur

Existe t’il des solutions de fin de vie qui respectent l’Individu et l’Ethique ?

Après les tribulations plus ou moins chaotiques de toute une vie, Dame Nature, dans sa fourberie imprédictible, reprendra le dessus et changera un
homme plein d’ardeur en totale dépendance.
En l’absence d’une issue sublime, à la stupeur de son entourage, un vieil homme incurable s’est pendu dans son garage.

La création d’une passerelle d’aide à mourir, sans passer par l’hôpital à préserver à tout prix, est possible. Cette issue de secours, en complément de l’existant, respecte l’Individu et l’Éthique

Et si on allait un peu loin dans la réflexion ?

Pourquoi ne pas anticiper notre fin de vie et entamer des démarches en pleine conscience ?
La création d’une « commission conclusive » ne permettrait-elle pas d’aborder enfin le sujet de la fin de vie sous un autre angle tout en respectant l’éthique et l’individu ?

le
constat

Ayant assisté à plusieurs réunions sur la fin de vie, il ressort que les soins palliatifs sont plébiscités et souhaités étendues à tout le territoire dans les meilleurs délais. L’engagement des intervenants et participants médicaux force le respect et l’admiration.

Dans les faits, des freins existent

la
proposition

Dans ces conditions, une réflexion s’impose pour proposer des solutions complémentaires à l’existant en dehors de l’hôpital à préserver à tout prix. 

Pour adoucir les souffrances des accidentés de la vie, des aimants, des aidants, la création d’une passerelle d’aide à mourir, sans passer par l’hôpital, est possible.

 Cette issue respecte l’Individu et L’Éthique. 

Le demandeur ou la personne de confiance a la possibilité de changer d’avis jusqu’au dernier moment. Le nombre de réunions n’est pas fixé d’avance. L’important c’est l’écoute du demandeur. Des solutions alternatives peuvent être proposées.

Faisons mieux que ce qui se passe à l’étranger pour les accidentés de la vie et respectons la volonté de chaque Individu.

comment ?

1 – Déclaration à l’état civil de la mairie de naissance de sa volonté de bénéficier de la passerelle d’aide à mourir CONCLUSIVE pour une autre fin de vie en cas de perte de la Conscience ou Autres motifs s’ils ont été validés. Présence et signature obligatoire de la personne de confiance. Cette démarche implique un engagement officiel comme un contrat consultable à tout moment par tous y compris par les services d’urgence en cas d’accident.

2 – Création par secteur d’une COMMISSION CONCLUSIVE indépendante de trois membres bénévoles composée d’un psychologue et deux citoyens formés et accrédités pour une période de trois ans renouvelables deux fois. Validation à la majorité simple de leur décision. Possibilité d’appel dans les 30 jours par n’importe quel tiers.

3 – Création d’une COMMISSION  CONCLUSIVE D’APPEL indépendante formés de trois bénévoles composée d’un médecin chef hospitalier ou équivalent et deux citoyens.

4 – La validation acquise, le demandeur ou la personne de confiance se rapproche d’un service de pompes funèbres volontaires formés et accrédités qui se chargera de proposer un lieu et la présence d’un infirmier libéral accrédité.

Selon faisabilité, le domicile ou tout lieu privé choisi par le demandeur peut être retenu sous réserve de la validation des pompes funèbres. Présence obligatoire de deux témoins. 

5 – Cas particuliers: sans déclaration préalable à l’état civil, pour accéder à la COMMISSION CONCLUSIVE, possibilité de déclarer sa demande à tout moment à l’état civil sans préciser obligatoirement le motif. A cette étape, en pleine conscience, la présence d’une personne de confiance est souhaitable mais pas obligatoire pour le premier rendez-vous. Elle le sera par la suite.

Dans ce cas, la décision de la COMMISSION CONCLUSIVE sera automatiquement soumise à la validation de la COMMISSION D’APPEL au maximum quatre vingt dix jours après le prononcé de la décision. Au-delà, son silence vaudra acquiescement.

6 – Création d’un site pour la prise de rendez-vous avec La COMMISSION CONCLUSIVE qui se passera en Mairie ou autre lieu à définir. Si le déplacement n’est plus possible, un membre de la COMMISSION se rendra au domicile du demandeur. 

Ces propositions ne sont pas exemptes de critiques, mais ne s’inscrivent pas dans un programme à la japonaise des années 1980 où l’Etat défrayait les personnes âgées pour participer au rajeunissement de la population et à la réduction des coûts. Merci non. On aime nos jeunes, nos vieux, on veut seulement offrir d’abréger leur souffrance, s’ils le demandent aujourd’hui ou par avance par la déclaration anticipée à l’état civil avant leur éventuelle perte de conscience. Cessation des conflits familiaux et des fins de vie laissées en errance. Pourquoi rester dans l’antichambre alors que la lucidité s’est envolée pour l’éternité?

Un médecin a dit à la famille:”En cas de nouvelle crise… surtout ne le conduisez pas à l’hôpital.” Quelques mois plus tard, sans aucune aide possible, son agonie dura plusieurs interminables nuits et jours, laissant une famille désemparée face à la souffrance d’une fin de vie punitive où chaque souffle semblait le dernier

Sans charge supplémentaire pour l’Etat, une procédure basée sur le volontariat au service de tous les citoyens demandeurs, allégeant l’hôpital au bénéfice de leur mission de soins.

Il sera possible d’extraire une statistique nationale utile pour le suivi du législateur.

réflexion…

A la fin d’une réunion sur la fin de vie, un participant m’a glissé : “Monsieur, pensez plutôt à vivre qu’à mourir ?”
Il a raison, la majorité ne pense pas à la mort. Il faut avoir été témoin de situations dramatiques pour se pencher sur le sujet.
Nous, citoyens, avons le devoir d’apporter notre contribution à la réflexion.
Comment aborder le sujet sans heurter personne?
On ne peut pas se tromper, si on place les premières et les dernières volontés de “L’INDIVIDU” au centre du débat. 

CONCLUSIVE Passerelle pour une autre fin de vie 
VÉRONE ÉDITIONS / Collection Evasion / 107 p. / août-2023  (Amazon, Decitre, Furet du Nord, Fnac.com, Cultura)
Auteur: SAINT JOSSE J.
Editrice: DELBUT Emilie
communication@editions-verone.com

Quelques passages qui ont interpellé les lecteurs

« Nous devons accepter la mort pour nous et pour les autres. À quoi sert de maintenir en équilibre sur le fil du funambule un agonisant ou sur une poutre un malade demandeur d’asile éternel qui vont tomber d’une minute à l’autre, d’un mois à l’autre, d’une année à l’autre ? À quoi sert de crier au scandale ? La nature gagne toujours le match. »

Note : 5 sur 5.

« En l’absence de toute conscience, au jour et à l’heure où la mort rôde autour de nous, comment contracter l’assurance de partir en confiance sans attendre une éternité dans l’antichambre.
En pleine conscience, l’homme requiert des garanties légitimes sur sa fin de vie.
En accusé de réception, un certificat irrévocable de son respect du désir de vivre et de mourir apaisé au moment choisi. »

Note : 5 sur 5.

citation à méditer

“La dépénalisation de l’euthanasie n’est pas une question de dignité, mais de liberté, face à sa propre vie ou à la souffrance”

— André Comte-Sponville

A propos

Saint Josse J.

Saint Josse J. est né en 1945. Il a été témoin ces dernières années de départs douloureux autour de lui et la recherche d’une solution de fin de vie, allégeant l’Hôpital au bénéfice de leurs missions de soins, a été la base de sa réflexion.